ERISC | Enquête Rapide sur l'Impact Socio-Economique du Covid-19 sur la situation des enfants à M/car

02 avril 2021

Antananarivo, le 02 avril 2021 : Une nouvelle enquête montre que la vie des enfants à Madagascar est devenue encore plus difficile en raison de la pandémie de Covid-19. L'enquête, réalisée par le Ministère de l’Économie et des Finances, par l’intermédiaire de l'Institut National de la Statistique (INSTAT), avec le soutien technique et financier de l'UNICEF Madagascar, au cours du mois de septembre 2020 montre des impacts négatifs dans les domaines de l'éducation, de la santé et de l'eau, de l'assainissement et de l’hygiène :


  • Au niveau de l’éducation, seulement près de la moitié (43 %) des écoles ont été réouvertes entre la fin du mois de mars 2020 et la période de l’enquête (septembre 2020). La quasi-totalité des enfants fréquentant ces écoles ont cependant pu reprendre les cours ;
  • Au niveau de la santé de la reproduction, le pourcentage d’enfants pour lequel l’accouchement de la mère a été assisté par un personnel de santé qualifié aurait connu une baisse de 5 points par rapport à l'enquête MICS de 2018 (en passant de 64 % en 2018 à 59 % en 2020) ;
  • Concernant l’hygiène, seulement 14 % de la population utilisent le gel hydroalcoolique pour se laver les mains.  C’est une pratique essentiellement urbaine (24 % contre 11 % en milieu rural).



D’autre part, la pandémie et les réponses qui y ont été apportées ont induit quelques tendances positives comme le fait que :

  • Les mères cherchent plus fréquemment des soins ou conseils dans les établissements de santé lorsque leurs enfants ont la diarrhée ou présentent des symptômes d’infections respiratoires aigües ;
  • Avec la contraction générale de l’économie et des activités économiques, l’incidence du travail des enfants aurait connu une légère baisse en passant de 41 % en 2018 à 34 % en 2020 ;
  • 92 % de la population utilisent un objet mobile comme Dispositif de Lavage de Mains (DLM) et que la quasi-totalité (98 %) des personnes ayant un DLM ont déclaré avoir du savon disponible.


Selon l’enquête, 17 % de la population ont bénéficié d’au moins un programme de protection sociale en réponse à la pandémie du COVID-19. Les programmes avec les plus grandes couvertures sont la distribution de masques (11 % dans l’ensemble, 21 % en milieu urbain), le Tosika Fameno, transfert monétaire non-conditionnel (5 % dans l’ensemble, 12 % en milieu urbain) et le Vatsy Tsinjo, distribution de Produits de Première Nécessité (4 % dans l’ensemble, 13 % en milieu urbain). Cette couverture spécifique des programmes de protection sociale est largement supérieure à la couverture générale de tous les programmes de protection sociale observée auparavant (seulement 5 % selon le MICS 2018).


L'enquête a été réalisée par téléphone et a concerné un échantillon de 1 580 ménages, représentatif de l’ensemble du pays et répartis dans les 22 régions.


Les résultats de cette étude serviront à orienter l’effort du gouvernement et les partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre du plan national de réponse sociale et de relance socio-économique en réponse à la pandémie du COVID-19.

Le rapport de l'enquête est disponible à partir du lien suivant :

Rapport ERISC.pdf (1,46 Mo)