Madagascar, terre de traditions ancestrales, regorge de richesses, où se nourrit l’espérance. Mais cette richesse ne saurait être valorisée et exploitée tant que subsisteront les inégalités entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons. La persistance des disparités de genre empêche le plein épanouissement de la société. Jusqu’à ce jour, les femmes soutiennent la moitié du monde, mais peinent à capter équitablement les ressources et sont souvent exclus des sphères décisionnelles.
Le Livret Genre « Femmes et Hommes à Madagascar 2026 », réalisé par le Ministère de la Population et des Solidarités, l’INSTAT et la Banque mondiale, à travers le Projet de renforcement des statistiques sur le genre (SGS), marque une étape historique en tant que premier Livret Genre dédié à Madagascar. Bien plus qu’une compilation de données, il constitue la base de référence incontournable pour analyser la situation actuelle entre femmes et hommes dans le pays. Il révèle les avancées et les défis persistants, avec un atout majeur : des indicateurs genrés détaillés par secteur – éducation, santé, emploi, justice, lutte contre les violences, participation politique, accès aux ressources, et plus encore. Ces indicateurs sectoriels permettront des diagnostics précis, des comparaisons annuelles et des stratégies ciblées pour combler les écarts.
Ce document s’aligne parfaitement à la Politique Nationale de l’Égalité Femmes-Hommes 2025-2035, incarnant notre engagement pour un Madagascar équitable, inclusif et dynamique. Ici, chaque compétence est valorisée, et hommes comme femmes peuvent propulser l’essor du pays, guidés par ces indicateurs sectoriels pionniers. C’est un miroir de nos réalités sociales, économiques et politiques, qui révèle les progrès déjà accomplis, mais aussi les défis persistants : en matière d’éducation, de santé, d’emploi, de justice, de lutte contre les violences basées sur le genre, de participation citoyenne et politique, ou encore d’accès équitable aux ressources et aux opportunités.
Je lance un appel à la population, les institutions publiques, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, le monde académique d’exploiter et de transformer ces indicateurs genrés par secteur au service de décisions courageuses et d’actions transformatrices vers une société malagasy plus juste et égalitaire que nous rêvons pour notre pays.